Ma fille est née avec un peu d’avance, le 23 juillet 2005. Elle a eu de la fièvre à la maternité, et j’ai choisi de l’allaiter le plus longtemps possible pour renforcer ses défenses immunitaires. Quand j’ai commencé à la sevrer, en vue de ma reprise du travail (retour de congé maternité prévu le 18 octobre 2005) elle a été malade. Il nous a fallu beaucoup de temps pour trouver un lait adapté et un rythme de vie acceptable pour elle et pour moi, qui ne dormais plus du tout. Mon médecin m’a donc prescrit quatre semaines d’arrêt maladie. Je suis passée à l’allaitement mixte, j’ai dormi, j’ai repris le travail.
Mon plan de formation pour la prolongation de stage de 157 jours dont je devais bénéficier en raison des absences liées à ma grossesse pendant mon année de formation stipulait que je devrais passer deux jours par semaine dans la classe de mon maître formateur, deux jours par semaine en cours à l’IUFM et un jour par semaine en « travail personnel » pour mon mémoire professionnel. Je devais également faire les stages en responsabilité pendant cette période.
Le premier stage est intervenu très vite après mon retour, mon maître formateur ne me connaissait encore qu’à peine. Sa visite a eu lieu un jour où j’étais malade et aphone, et la séance qu’elle a observée n’a pas été brillante. Son rapport aurait été mitigé de toutes manières, mais il a été bien plus que cela, le directeur de l’école lui ayant dit que j’étais mal intégrée à l’équipe, et que j’avais de mauvais rapports avec les collègues, ce qui était faux (j’étais simplement absente de la salle des maîtres pendant la pause déjeuner ou le matin avant la sonnerie : en effet, ne pouvant pas rester à l’école après 16h40, j’y arrivais à 7h40 pour préparer ma classe et y restais aussi de 11h30 à 13h30 pour travailler). La professeure d’IUFM, dont la visite a eu lieu à la même période, a fait elle aussi un rapport mitigé quoiqu’encourageant.
C’est pendant ce stage que j’ai définitivement sevré ma fille: j'étais malade et le médecin m’a donné le choix entre une semaine d’alitement ou un traitement à base de corticoïdes incompatible avec l’allaitement- j'ai choisi d'aller travailler;
Ces trois semaines de stage en CE2 ont été le seul épisode sombre de ma courte carrière, et après discussion avec ma coordinatrice à l’IUFM au sujet des propos déplacés de ce directeur d’école et des conséquences sur le rapport de visite, j’ai affirmé mon désir de continuer à travailler avec mon maître formateur, dont j’admirais le travail et avec qui j’étais convaincue de pouvoir apprendre beaucoup. De son côté, cette dernière a eu l’occasion d’observer mon travail dans sa classe de CM2 (ZEP) ainsi que lors du stage suivant, où elle m’a évaluée très positivement.
Ce deuxième stage de ma prolongation a eu lieu en CM2, dans une classe où le titulaire avait demandé à être dispensé de stage car il ne connaissait pas encore l’école et les élèves. En effet, l’enseignante titulaire de la classe venait de partir en mi-temps annualisé, et lui n’avait pas encore pris ses fonctions quand j’ai pris contact avec l’école. (Des précisions sur le stage obligatoire des "T1"? c'est ici)
Sa demande ayant été rejetée, je suis arrivée dans la classe quasiment en même temps que lui. Encore une fois, je constatais que l’intérêt des élèves ne semblait pas présider aux décisions du rectorat. La classe était dure, les élèves en manque de repères, mais grâce au soutien de l’équipe et aux conseils reçus, j’ai réussi à travailler avec eux sans me laisser déborder, et à garder les apprentissages en tête des priorités malgré les difficultés. Les deux visites se sont bien passées, mais surtout, devant cette classe qui était, plus que toutes celles que j’avais connues, un vrai défi, j’étais fière, à la fin des trois semaines, d’avoir mené à bien ma tâche.
J’ai rendu mon dernier devoir à l’IUFM, et soutenu mon mémoire avec succès. Ma formation était validée, c’est sereinement que j’attendais le jury de titularisation.
(la suite au prochain numéro)
Mon plan de formation pour la prolongation de stage de 157 jours dont je devais bénéficier en raison des absences liées à ma grossesse pendant mon année de formation stipulait que je devrais passer deux jours par semaine dans la classe de mon maître formateur, deux jours par semaine en cours à l’IUFM et un jour par semaine en « travail personnel » pour mon mémoire professionnel. Je devais également faire les stages en responsabilité pendant cette période.
Le premier stage est intervenu très vite après mon retour, mon maître formateur ne me connaissait encore qu’à peine. Sa visite a eu lieu un jour où j’étais malade et aphone, et la séance qu’elle a observée n’a pas été brillante. Son rapport aurait été mitigé de toutes manières, mais il a été bien plus que cela, le directeur de l’école lui ayant dit que j’étais mal intégrée à l’équipe, et que j’avais de mauvais rapports avec les collègues, ce qui était faux (j’étais simplement absente de la salle des maîtres pendant la pause déjeuner ou le matin avant la sonnerie : en effet, ne pouvant pas rester à l’école après 16h40, j’y arrivais à 7h40 pour préparer ma classe et y restais aussi de 11h30 à 13h30 pour travailler). La professeure d’IUFM, dont la visite a eu lieu à la même période, a fait elle aussi un rapport mitigé quoiqu’encourageant.
C’est pendant ce stage que j’ai définitivement sevré ma fille: j'étais malade et le médecin m’a donné le choix entre une semaine d’alitement ou un traitement à base de corticoïdes incompatible avec l’allaitement- j'ai choisi d'aller travailler;
Ces trois semaines de stage en CE2 ont été le seul épisode sombre de ma courte carrière, et après discussion avec ma coordinatrice à l’IUFM au sujet des propos déplacés de ce directeur d’école et des conséquences sur le rapport de visite, j’ai affirmé mon désir de continuer à travailler avec mon maître formateur, dont j’admirais le travail et avec qui j’étais convaincue de pouvoir apprendre beaucoup. De son côté, cette dernière a eu l’occasion d’observer mon travail dans sa classe de CM2 (ZEP) ainsi que lors du stage suivant, où elle m’a évaluée très positivement.
Ce deuxième stage de ma prolongation a eu lieu en CM2, dans une classe où le titulaire avait demandé à être dispensé de stage car il ne connaissait pas encore l’école et les élèves. En effet, l’enseignante titulaire de la classe venait de partir en mi-temps annualisé, et lui n’avait pas encore pris ses fonctions quand j’ai pris contact avec l’école. (Des précisions sur le stage obligatoire des "T1"? c'est ici)
Sa demande ayant été rejetée, je suis arrivée dans la classe quasiment en même temps que lui. Encore une fois, je constatais que l’intérêt des élèves ne semblait pas présider aux décisions du rectorat. La classe était dure, les élèves en manque de repères, mais grâce au soutien de l’équipe et aux conseils reçus, j’ai réussi à travailler avec eux sans me laisser déborder, et à garder les apprentissages en tête des priorités malgré les difficultés. Les deux visites se sont bien passées, mais surtout, devant cette classe qui était, plus que toutes celles que j’avais connues, un vrai défi, j’étais fière, à la fin des trois semaines, d’avoir mené à bien ma tâche.
J’ai rendu mon dernier devoir à l’IUFM, et soutenu mon mémoire avec succès. Ma formation était validée, c’est sereinement que j’attendais le jury de titularisation.
(la suite au prochain numéro)
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